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dimanche 9 octobre 2016

La vérité sur l'affaire Harry Québert 

 Titre anglais :  
The Truth about the Harry Quebert Affair

 De Joël Dicker

Une grande et belle histoire d'amour sur fond de meurtre, de complots, et surtout une grande quête de soi, de la vérité, d'une identité que l'on a un jour acquise, puis perdue, et que l'on veut retrouver... L'intrigue de Joël Dicker semble tirée tout droit du grand classique du genre policier, et, pourtant, ce n'est pas ce qui fait tout son charme.

L'auteur
Joël Dicker est né à Genève en 1985. Il a commencé l'écriture très tôt puisque, fait qui m'a beaucoup surpris, il a fondé ses propres revues à 10 ans seulement sous le nom de Gazette des Animaux. La vingtaine passée, il écrit Le Tigre, Les Derniers jours de nos pères et Le Livre des Baltimore. Joël Dicker a reçu le Grand prix du roman de l'Académie française et le Prix Goncourt des lycéens pour La Vérité sur l'affaire Harry Québert.


Et l'histoire alors ?
Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans à la joie de vivre contagieuse, tombe amoureuse d'un écrivain à succès de 35 ans, Harry Québert, à Side Creek Lane, une petite ville américaine. Elle, en réalité torturée par sa mère, et l'écrivain, amoureux, décident de s'enfuir tous les deux afin de vivre ensemble des jours meilleurs. Mais voilà qu'au moment de se retrouver pour la chose tant attendue, l'adolescente se fait enlever et disparait. La seule personne qui aurait pu donner l'identité du ravisseur puisque témoin de la scène, est tuée le même soir. C'est 33 ans plus tard, lorsque les restes du corps de Nola sont retrouvés dans le jardin de celui qui fut son amant, qui dit pourtant être innocent, que tout commence.


Un double meurtre qui mène à une double quête sur une identité perdue, celle de deux auteurs qui furent autrefois nommés "à succès"; l'un, désormais victime du syndrome de la page blanche, et l'autre, principal suspect dans une affaire de meurtre. Une intrigue policière avec une pincée d'histoire d'amour interdite, de rivalités entre habitants d'une petite ville, de mensonges et de rebondissements en tout genre... On se pose des questions sur ce qui fait la vie, les sentiments, l'amour, la haine... Cette œuvre nous montre notamment, à travers les relations entre les personnages, comment les sentiments dits négatifs, entre autres la jalousie, l'égoïsme et ses propres ressentis peuvent nous fausser dans la recherche de la vérité. On évolue petit à petit avec le narrateur. Bref, cette œuvre est un mélange de genres et s'adresse aussi bien aux amateurs d'intrigues, aux écrivains, aux amateurs d'histoires d'amour et bien d'autres...


Le livre est divisé en trois parties: La maladie des écrivains, lorsque Marcus, le narrateur et écrivain ayant publié un livre qui a eu un succès fou, perd de la notoriété et risque de se retrouver à la rue s'il n'écrit pas un nouveau livre; La guérison des écrivains, sorte de processus censé mener à la vérité, et donc, au dénouement de l'enquête; puis Le paradis des écrivains, dans lequel l'auteur trouve son salut. On progresse dans l'histoire à travers des flashbacks des années 70, du soir du meurtre et on revient au temps présent.


Mon avis
Ce livre m'a été recommandé par une amie qui en avait beaucoup apprécié l'histoire, pleine de rebondissements qui nous tiennent en haleine jusqu'au bout. C'est le genre de livre à lire d'une traite tellement on a envie de connaître la fin. Il y a énormément de suspens, et, surtout, une intrigue maniée d'une main de maître. Son seul défaut est sûrement sa longueur, que dis-je, sa langueur, un peu à la Stephen King, dont à la différence de Joël Dicker je n'arrive à finir les livres. 

S'il y a quelque chose que je n'ai pas apprécié dans ce livre, c'est peut-être l'image de la femme qu'il renvoie. Il y a plusieurs portraits de femmes représentés dans ce livre, et ceux de la mère du narrateur ainsi que de la mère de Jenny, Tamara Quinn, deux ménagères tyranniques qui veulent tout contrôler autour d'elles, m'ont particulièrement choquée.

Enfin, je le recommanderais à tous ceux qui peuvent le lire. 


Vous avez lu ce livre ? 
Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire, réponse garantie à 100% !
Ce livre provient des maisons d'édition Éditions de Fallois et L'Âge d'Homme
 Illustration de couverture par Edward Hopper (Portrait of Orleans, 1950)
Environ 660 pages 

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mercredi 31 août 2016

 Nouvelle catégorie d'articles
 
Je suis très contente de vous présenter une nouvelle catégorie d'articles, dans lesquels je vous parlerai des livres que j'ai lu et apprécié... ou pas !

Cette catégorie est une catégorie bonus, je la publierai en plus des autres articles déjà prévus les Mercredis et Dimanches, qui reprendront à partir du 31 Août.


Et on ouvre le bal avec
Vampire et célibataire
Queen Betsy
Tome 1 

Titre anglais:
 Undead and Unwed

De MaryJanice Davidson



 Prenez une bonne dose de Chick lit, ajoutez-y un peu de culture américaine, une parodie de l'univers vampirique, et mélangez le tout avec une certaine dose d'érotisme... vous obtenez un roman au ton léger, parfait pour l'été ! 

Je suis tombée par hasard sur cette série de livres (14 parus jusqu'à aujourd'hui, plus quelques "hors séries") qui m'ont tout de suite attirée avec leurs jolies couvertures colorées. Je me suis approchée, mais, prudente, j'ai lu la quatrième de couverture, et là... le coup de foudre. C'était à l'époque du lycée, c'est vous dire à quel point ça commence à dater. Ce premier tome, que j'ai relu tout spécialement pour pouvoir faire cet article, date de 2004. Mais avant de parler de l'intrigue, parlons un peu de l'auteure !

L'auteure
MaryJanice Davidson est américaine, elle est née en 1969 et vit actuellement dans le Minnesota. Elle s'est spécialisée dans les genres Fantasy et Romance. Auteure à succès, elle est inscrite dans les meilleures ventes, "bestsellers", des quotidiens américains New York Times et USA Today. Elle est connue pour ses "dialogues audacieux, sa description vigoureuse des ébats amoureux ainsi que son humour irrévérencieux". (http://www.goodreads.com/book/show/1343718.Dead_Over_Heels)

 
Et l'histoire alors ?
Betsy, c'est un peu miss catastrophe. Attaquée à la sortie d'un resto, virée de son boulot puis renversée par une voiture, elle se réveille dans un cercueil où elle remarque sa tenue rose bonbon (beurk!) et ses escarpins premier prix (là, il n'y a même plus de mots). Elle apprend qu'elle est devenue une créature de la nuit, et une nouvelle "vie" commence, avec de nouvelles rencontres, et des pouvoirs très spéciaux à la clé... mais surtout, une bataille pour la cause des vampires (qui ont un bon moyen de pression : les derniers escarpins de Manolo Blahnik, et ça, ça ne refuse pas).

 À lire la quatrième de couverture, on pourrait penser "encore un roman de vampires à l'eau de rose". À l'époque, cette réflexion ne m'avait absolument pas traversé l'esprit. Aujourd'hui mes goûts ont changé, et je pense que c'est un bon moyen pour vous donner un avis plus objectif. Tout d'abord, dans ce livre, pas de romance à la Twilight. La protagoniste est une vampire, (très) superficielle, et dont la nouvelle condition de morte ("non-morte?") ne convient absolument pas.

Un peu à la Jane Austen et sa parodie des romans gothiques dans Northanger Abbey, MaryJanice Davidson nous dresse une parodie de l'univers vampirique, rendu célèbre par des romans comme Twilight, ou encore Journal d'un vampire... Le livre m'a également rappelé la fameuse série Sex and the City, avec l'obsession de la protagoniste pour les escarpins de luxe. D'ailleurs, la superficialité du personnage principal est un aspect négatif qui ressurgit souvent dans les critiques concernant le livre. Pourtant, je trouve que c'est ce qui donne tout son humour et tout son charme à l'histoire.



Un peu d'analyse
À travers l'histoire de Betsy, on peut distinguer une critique du système américain. Le personnage principal incarne l'Amérique profonde, et, plus encore, sa superficialité. Beaucoup de références aux classiques américains sont faites. Outre cet aspect, l'auteure parodie également la société contemporaine en dressant le portrait d'humains et de vampires, y exposant leurs différences et leurs similarités. Leurs portraits sont dans les deux cas poussés à l'extrême, on se retrouve face à des stéréotypes dont l'auteur n'hésite pas à se moquer.

En conclusion, l'histoire est abordable, l'écriture légère, sans prise de tête, parsemée de métaphores et de jeux de mots tout aussi drôles les uns que les autres. Toutefois, je ne conseille pas ce récit aux jeunes adolescents en raison de son caractère érotique.

Mon avis
Les avis des critiques sont partagés mais se rejoignent de façon positive sur ces quelques points : l'humour dans le récit et les personnages attachants. En ce qui me concerne, je pense que chaque femme peut se retrouver sous un certain aspect en Betsy. Enfin, je conseillerais ce livre à tous/tes ceux/lles qui aiment ce qu'on appelle la littérature "mordante" et qui n'ont pas envie de se prendre la tête.

Vous avez lu ce livre ? 
Dites-moi ce que vous en avez pensé en commentaire, réponse garantie à 100% !


Le blog de l'auteure (en anglais):
http://maryjanicedavidson.blogspot.com/

Ce livre provient de la maison d'édition Milady.
 Illustration de couverture par Maureen Wingrove.
Environ 350 pages.


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